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Ombres, de ce terrible temps… où les chants d’oiseaux se sont tus… où les rires d’enfants se sont mués en poussières d’étoiles… où l’ombre d’un soleil noir s’est répandu sur vous… dont il ne reste que l’écume de cendres, d’un rivage pétrifié… … Ne pleurez plus

…Condamnés à l’errance dans les arcanes d’une étoile, comme un navire en perdition… Ne pleurez plus…

Destin lunaire que le vôtre, sur cette terre de Silence, d’où nous parvient comme en écho, la rumeur sans fin, de votre désespérance… Ne pleurez plus…

De votre Solitude de pierre, résonne le chant des Suppliciés… N’ayez plus peur… N’ayez plus mal… Là ! … C’est fini…

Il y a si longtemps… Ne pleurez plus.

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Se répète de proche en proche

Le délire de cette marée humaine

De ces temps de désolation,

Il faudra que l’on se souvienne.

 

Esther Fogiel