Poème réaction d'André Monzie

Ce poème n'est pas dédié à " celui qui chanta dans les supplices " (Aragon). Il est pensé et écrit à l'adresse de celui qui, hélas, sur les supplices fermait les yeux.

Belle route des vins au milieu des vignobles
Est-elle devenue le chemin de l'ignoble
En l'espace d'un jour ?
De château en château, de quatre et trois étoiles,
Telle araignée perfide, tu vas tissant ta toile.
Ta défense à l'entour.
Veux-tu taire les voix qui réclament justice
Car, de Vichy, la Honte, tu as été complice
En tortueux parcours ?
Contre l'humanité, des crimes impunis
Durant un demi-siècle, sont restés dans l'oubli
Occultés tour à tour.
Sais-tu que Némesis, la fille de la Nuit
Est symbole des êtres, vers leur destin, maudits
Dans leur dernier séjour.
L'existence des hommes exige un jugement.
Pour toi, le déshonneur dans l'opprobre infamant
Flétrissure toujours.
Fidèles attachés aux valeurs de l'Histoire
Nous devons accomplir le devoir de mémoire
L'impératif recours.

A. Monzie
conseiller pédagogique honoraire.